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1989

Figure emblématique de la scène théâtrale limougeaude, Andrée Eyrolles décide de créer un festival à Limoges afin, selon ses propres mots, « d’échapper à l’Avignonite » et de proposer une autre manière de vivre le théâtre. La première édition, encore à l’état d’ébauche, voit le jour au Jardin d’Orsay et se déroule sur deux jours,

Marquée par un voyage en République du Congo, et notamment par les célébrations nocturnes de la tribu des Aka, dont les fêtes s’étendent de la tombée de la nuit jusqu’à l’aube, elle choisit de nommer le festival « Urb’aka » : la rencontre entre l’urbain et la fête.

Au-delà du nom, Andrée Eyrolles en définit les fondements : un festival gratuit, ouvert à toutes et à tous, investi dans l’espace public et dédié à la diversité des arts de la rue

 

1991

Naissance de l’association Cristi qui deviendra plus tard Urbaka

 

2003

Malgré un essor grandissant du festival, l’association est fragilisée financièrement et le festival n’a pas lieu.

 

2005

L’arrivée de Jacques Reix donne un tournant à l’association. En devenant président, il entame une collaboration étroite avec Andrée Eyrolles. Elle se poursuivra jusqu’au retrait de cette dernière en 2011.

À cette occasion, le festival affirme son identité et simplifie son nom : Urb’Aka devient Urbaka.

 

2017

Le décès d’Andrée Eyrolles marque une étape profondément émouvante dans l’histoire du festival.

Jacques Reix poursuit son engagement en assurant la programmation et l’organisation, aux côtés des deux salariés de l’association et d’une équipe fidèle de bénévoles.

En hommage à sa fondatrice, le coquelicot — sa fleur préférée — devient l’un des symboles du festival, incarnant à la fois la mémoire, la sensibilité artistique et l’esprit de liberté qui l’animent.

 

2019

Les 30 ans du festival ! « […] Se retrouver au détour d’une rue, se rencontrer au début de l’été, se servir de la rue pour défendre la liberté d’expression, vivre ensemble le mariage de cultures et de disciplines artistiques, rester un indicateur de démocratie, écrire le temps du festival l’histoire d’instants poétiques et festifs, décalés et harmonieux, vivre des moments d’intimité intense et d’émotions partagées. Voici ce qui caractérise Urbaka ! 30 ans d’engagements et de passion pour toutes les expressions artistiques dans l’espace public, c’est ce qu’Urbaka tente de pérenniser. […] » Jacques Reix.

Pour les 30 ans du festival, l’association édite un livre souvenir consultable sur demande dans les bureaux de l’association ou à la Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges.

 

2022

Jacques Reix disparaît soudainement.

Avec lui, c’est une figure majeure du festival qui s’éteint, et l’histoire d’Urbaka aurait pu s’arrêter là. Mais il aimait rappeler : « Là où est la volonté, là est le chemin ». Fidèles à cet état d’esprit, les membres du conseil d’administration choisissent de poursuivre l’aventure.

 

Porté désormais par un collectif engagé, Urbaka continue d’écrire son histoire et s’installe dans les Jardins de l’Evêché, nouveau cadre emblématique de ses rendez-vous artistiques.

 

Aujourd’hui, Urbaka, c’est un souffle.

 

Un conseil d’administration qui ne lâche rien depuis 2022 et qui s’obstine avec douceur et détermination. Ça balbutie parfois, ça réfléchit beaucoup, ça doute aussi. Mais au cœur des hésitations, il y a l’élan. Il y a le sens. Celui de faire vivre, envers et contre tout, un festival qui appartient à celles et ceux qui le portent.

Urbaka, c’est une direction artistique en mouvement : elle cherche, elle explore, elle s’affirme. Elle trace des lignes nouvelles sans renier l’héritage, elle ouvre des chemins là où l’on n’en voyait pas encore.

C’est une association qui s’enracine un peu plus chaque année dans son territoire, qui tisse des liens patients et solides avec les réseaux des arts de la rue, qui dialogue, qui partage, qui construit.

Urbaka aujourd’hui, c’est un collectif debout.

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